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La mention sur facture et ses risques

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Ce que vous trouverez dans cet article Le changement de mécanisme intervenu en 2022, pourquoi la disparition de l'attestation n'a pas déchargé le client, le délai de contestation et son effet, et ce que chaque partie doit vérifier.

Un dispositif administratif a été supprimé en 2022, et beaucoup en ont conclu que la contrainte avait disparu. Elle a seulement changé de forme, et elle est aujourd'hui plus discrète donc plus risquée.

Ce qui a changé

Avant juillet 2022 Depuis juillet 2022
Document attestation signée par le client mention détaillée sur la facture
Qui l'établit le client l'entrepreneur
Qui le conserve l'entrepreneur les deux parties
Qui reste responsable le client le client, sauf contestation

La simplification est réelle pour le client, qui n'a plus de document à établir ni à signer.

Elle est trompeuse sur la responsabilité. Le client n'établit plus rien, mais il demeure exposé sur les éléments qui le concernent.

Le mécanisme actuel

Il repose sur une déclaration unilatérale du professionnel, assortie d'une possibilité de contestation. Le client dispose d'un délai pour contester.

L'entrepreneur porte sur sa facture une mention détaillée attestant que les conditions du taux réduit sont réunies.

Le client dispose d'un délai pour contester cette mention par écrit s'il constate qu'elle ne correspond pas à la réalité.

S'il ne conteste pas alors que les conditions ne sont pas remplies, il peut être tenu au supplément de taxe. Le silence vaut donc acceptation des conséquences.

C'est un renversement subtil : l'absence de formalité à accomplir ne signifie pas absence d'obligation de vérifier.

Pourquoi ce mécanisme est plus risqué

Trois raisons, toutes liées à la discrétion du dispositif. Le mécanisme est peu visible et pourtant contraignant.

Le client ne signe plus rien. L'ancienne attestation créait un moment de vérification ; la mention sur facture se lit rarement.

La mention figure sur un document financier, souvent transmis à la comptabilité ou classée sans lecture attentive.

Le délai de contestation court sans rappel. Il s'écoule pendant que le chantier se poursuit, période où l'attention porte sur autre chose.

En pratique, la vérification doit donc intervenir avant la facturation, au moment où les deux parties discutent des conditions, et non à réception du document.

Ce que chaque partie doit vérifier

L'entrepreneur doit s'assurer de la nature des travaux et de leur éligibilité, ainsi que du caractère de consommateur final du destinataire. Il ne peut pas vérifier seul l'ancienneté ni l'affectation future du bien.

Le client doit vérifier l'ancienneté du logement, traitée dans l'article sur la condition d'ancienneté, ainsi que l'affectation du bien après travaux.

Le partage n'est pas contractuel mais factuel : chacun répond de ce qu'il était en position de connaître.

Ce qu'un contrôle regarde

Quatre éléments, et ils se documentent avant, pas après. Ils constituent la preuve en cas de contrôle.

La date de première occupation, établie par des documents relatifs au bien.

L'affectation réelle après travaux, notamment lorsqu'une partie du bien a un usage professionnel.

La nature des travaux facturés, certains postes étant exclus du taux réduit.

La cohérence entre la mention et la réalité, une mention standardisée apposée sans vérification étant un point de fragilité.

Le redressement porte sur la différence de taux, majorée d'intérêts, et peut intervenir plusieurs années après les travaux.

La bonne pratique

Trois réflexes, simples et efficaces.

Poser la question de l'éligibilité au devis, et non à la facture. La méthode figure dans l'article sur la vérification de l'éligibilité.

Documenter la vérification par écrit, même sommairement, avec les pièces sur lesquelles elle repose.

Conserver les factures et leurs mentions avec le dossier du bien, la prescription fiscale s'étendant sur plusieurs années.

Ce que cela implique pour un professionnel

Quatre règles.

Ne pas apposer de mention standardisée sans vérification, la mention engageant celui qui l'établit.

Informer le client de son exposition, qu'il ignore presque toujours depuis la disparition de l'attestation.

Traiter la question au devis, moment où les deux parties peuvent encore ajuster.

Conserver la trace de la vérification, la charge de la preuve pesant sur celui qui invoque le taux réduit.

Cet article présente l'état des règles à la date de vérification et sert d'orientation professionnelle. Il ne remplace ni un conseil fiscal ni la consultation de l'administration compétente.

Questions fréquentes

Celle prévue par le régime applicable, attestant que les conditions du taux réduit sont réunies. Elle repose sur une déclaration du professionnel, que le client peut contester dans un délai.

La réponse dépend du mécanisme déclaratif, et elle surprend souvent les deux parties. Les éléments de preuve se documentent avant la facturation, pas après.

Pour trois raisons liées à la discrétion du dispositif, qui est peu visible et pourtant contraignant. Beaucoup de propriétaires en ignorent encore l'existence.

Quatre éléments constituant la preuve du droit au taux réduit, à réunir avant l'établissement de la facture. Ils servent en cas de contrôle des années plus tard.

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