1. Les types d'entreprises de travaux
L'entreprise générale (EG)
L'entreprise générale assure la responsabilité de la réalisation complète d'un bâtiment vis-à-vis du maître d'ouvrage. Elle peut maîtriser en interne certains corps d'état et sous-traite les autres. Elle est l'interlocuteur unique du MOA pour l'ensemble des travaux.
Les corps d'état spécialisés
Dans un marché en lots séparés, chaque entreprise est directement liée au maître d'ouvrage par son marché. La maîtrise d'œuvre assure la coordination technique. Ce mode est généralement moins coûteux que l'EG mais exige une MOE active et compétente.
Les artisans
Les artisans (≤ 10 salariés) représentent 60 % des entreprises du bâtiment en nombre. Ils interviennent principalement sur la rénovation, l'entretien et les petits projets neufs. Leur structure de coûts est plus légère (peu de frais généraux) mais leur capacité de production est limitée.
2. L'économie de l'entreprise BTP : la logique de l'étude de prix
Pour comprendre pourquoi une entreprise offre tel prix, il faut comprendre comment elle le construit. L'équation fondamentale est :
Le coefficient de prix de vente (Kpv) est le coefficient multiplicateur que l'entreprise applique à ses déboursés secs pour obtenir son prix de vente. Sa valeur dépend des proportions de FC, FG et B&A. Un Kpv de 1,30 signifie que pour 100 € de déboursés secs, l'entreprise facture 130 € HT.
3. Le DHMO : le coût réel de la main-d'œuvre
Le DHMO (Déboursé Horaire de Main d'Œuvre) est la donnée clé de l'étude de prix. Il ne se confond pas avec le salaire conventionnel.
Où le déboursé sec annuel = salaires bruts totaux + charges sociales patronales (40-45 % du brut). Les heures productives sont les heures effectivement passées à produire (hors temps improductifs, réunions, déplacements inter-chantiers). Un ouvrier présent 229 jours/an à 7h/j = 1 603 h de présence mais seulement ~1 566 h de temps productif.