La structure d'ensemble
Le référentiel se compose de dix parties techniques, numérotées de zéro à neuf, et d'un tome administratif distinct. Le tome administratif porte les clauses contractuelles.
Le tome administratif contient les clauses de nature juridique et contractuelle : définitions, conditions d'exécution, modalités de paiement, réception, révision des prix. C'est là que se trouvent, notamment, les définitions reprises de la réglementation des marchés publics.
Les parties techniques couvrent les ouvrages, dans un ordre qui suit approximativement la chronologie des opérations de construction : les questions d'adjudication et de chantier d'abord, puis les terrassements et fondations, les éléments structurels, les toitures, et ainsi de suite jusqu'aux abords.
Cette organisation chronologique est un choix de conception, pas une convention arbitraire. Elle facilite la recherche pour qui connaît le déroulement d'un chantier, et rend la structure prévisible.
La liste exacte et le contenu de chaque partie sont à consulter dans le référentiel lui-même, qui est accessible en ligne. La consultation en ligne évite de travailler sur une version périmée.
La composition d'un élément
Le référentiel appelle élément l'unité de base de son contenu. Chaque élément comporte trois composants.
| Composant | Contenu |
|---|---|
| L'index | numérotation situant l'élément dans la classification |
| Le titre | désignation courte |
| Le descriptif | contenu détaillé, réparti en rubriques et sous-rubriques |
La classification est la table des matières du référentiel, et l'index d'un élément est sa position dans cette table. Le référentiel emploie par ailleurs le terme de généralités pour désigner les éléments des niveaux supérieurs de la classification.
Le descriptif est la partie qui engage. C'est lui qui dit ce que la prestation comprend, et c'est lui que le titre ne remplace pas, comme le rappelle l'article sur poste quantité et unité.
Ce que la structure chronologique facilite
Trois bénéfices, tous pratiques.
La recherche est intuitive pour un professionnel du bâtiment. Chercher une prescription de couverture revient à se demander à quel moment du chantier elle intervient.
Les oublis sont plus visibles. Parcourir la classification dans l'ordre revient à parcourir le chantier, et une étape sautée se remarque.
L'organisation du métré suit naturellement. Un métré construit dans l'ordre de la classification est lisible par tout praticien du marché, ce qui facilite la comparaison des offres.
Ce qu'elle complique
Deux limites méritent d'être connues.
Un projet ne suit pas toujours la chronologie type. Une rénovation lourde, un chantier par phases ou une intervention en site occupé s'écartent de l'ordre standard, et la structure du référentiel ne reflète alors plus le déroulement réel.
Certaines prestations relèvent de plusieurs moments. Les installations de chantier, la protection des ouvrages ou la gestion des déchets courent sur toute la durée. Leur rattachement à une partie unique est conventionnel, et il faut savoir où le référentiel les a placées.
Une conséquence pratique en découle : la structure du référentiel est un bon plan de rédaction, mais elle n'est pas un plan de chantier. Les confondre conduit à sous-estimer les prestations transversales.
Le lien avec la codification
Cette organisation hiérarchique fait du référentiel un système de classification énumératif : chaque élément occupe une position unique dans une arborescence. Chaque élément se retrouve donc par son index et non par sa description.
C'est ce qui le distingue des systèmes employés pour classer les objets d'une maquette numérique, et cette différence explique la difficulté du rattachement des quantités. Le sujet est traité dans les articles sur le référentiel fédéral et les codifications et sur le métré le BIM et la codification.
Ce que cela implique pour un professionnel
Trois règles.
Suivre l'ordre de la classification pour rédiger, plutôt que d'imposer un ordre personnel. Le document sera lisible par les autres.
Traiter les prestations transversales à part, en vérifiant où le référentiel les situe et en s'assurant qu'elles ne sont ni oubliées ni comptées deux fois.
Ne pas confondre l'index et le contenu. Deux éléments d'index voisins peuvent recouvrir des prestations très différentes, et seul le descriptif le dit.
Cet article présente la structure du référentiel à la date de vérification et sert d'orientation professionnelle. Il ne remplace pas la consultation de la source officielle.