Vue d'ensemble des livrables économiques
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Détail des livrables par phase
ESQ — L'ordre de grandeur : principes et limites
L'ordre de grandeur ESQ est la première expression chiffrée du projet. Il est établi par application de ratios de coût au m² de surface de plancher, qui varient selon le type d'ouvrage, le niveau de prestations et la localisation géographique.
Son rôle n'est pas de fixer le budget définitif, mais de vérifier la cohérence de principe entre le programme et l'enveloppe financière. Un projet de 500 m² de bureaux à Paris estimé à 600 K€ HT (1 200 €/m²) révèle immédiatement un gap avec les ratios de marché (1 800–2 500 €/m² selon les prestations).
Précision : ±25 à 30 %. Communicable uniquement sous forme de fourchette, jamais comme un chiffre sec.
APS — L'estimatif par corps d'état
L'estimatif APS structure le coût par grandes familles d'ouvrages : gros œuvre, façades, menuiseries extérieures, second œuvre, lots techniques. Cette décomposition permet d'identifier les postes dominants et de préparer des arbitrages si l'enveloppe est dépassée.
L'estimatif APS est aussi le premier document à faire apparaître les postes périphériques souvent oubliés à l'ESQ : VRD, aménagements extérieurs, honoraires MOE et BET, assurances, frais financiers. C'est la différence entre le coût travaux (CE) et le coût total de développement de construction (CTDC).
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APD — Le quantitatif : la clé de l'engagement
Le quantitatif APD est le pivot financier de la mission. Il liste les ouvrages élémentaires avec leurs unités (m², ml, m³, u, forfait) et leurs quantités mesurées sur les plans, auxquelles sont appliqués des prix unitaires de référence issus de la base de données de l'économiste.
La qualité d'un quantitatif APD tient à deux facteurs : l'exhaustivité (aucun ouvrage oublié) et la fiabilité des prix unitaires (actualisés au marché, géolocalisés). Un quantitatif construit sur des prix anciens ou des données nationales non corrigées sous-estime systématiquement le coût réel — surtout en période d'inflation des matériaux.
PRO-DCE — CCTP, DPGF et DQE
La DPGF (Décomposition du Prix Global et Forfaitaire) est la mise en forme contractuelle du quantitatif APD, adaptée pour être chiffrée par les entreprises. Chaque ouvrage est présenté avec sa désignation, son unité, sa quantité et deux colonnes vierges : prix unitaire et prix total à remplir par l'entreprise.
Le DQE (Détail Quantitatif Estimatif) complète la DPGF dans les marchés à prix unitaires ou pour les travaux dont les quantités sont difficiles à déterminer à l'avance. Il constitue ensuite la référence pour valoriser les travaux supplémentaires ou les moins-values en cours de chantier.
ACT — Le tableau comparatif : de l'offre à la décision
Le tableau comparatif est le livrable de synthèse de la phase ACT. Il met en regard, pour chaque lot et chaque sous-lot, les montants des différentes offres reçues et l'estimation PRO de l'économiste. Il est accompagné d'un rapport d'analyse qui documente les observations techniques et formule une recommandation d'attribution motivée.
C'est ce document qui permet au maître d'ouvrage de prendre une décision d'attribution informée — et de la défendre en cas de contestation ultérieure.
DET — La fiche de suivi de marché
La fiche de suivi de marché est l'outil de contrôle financier en cours de chantier. Tenue par l'économiste ou le maître d'œuvre, elle récapitule pour chaque marché : le montant initial, les OS en cours de valorisation, les avenants signés, les provisions pour risques identifiés, et le coût prévisionnel final actualisé.
Une fiche de suivi bien tenue permet de détecter dès le début les dérives de budget — quand il est encore temps d'agir, plutôt que de constater le problème à la réception.
AOR — Le DGD : la clôture financière
Le Décompte Général Définitif (DGD) est établi lot par lot. Il intègre : montant du marché de base, avenants signés, OS valorisés définitivement, pénalités de retard éventuelles. Sa signature par l'entreprise est irrévocable : elle constitue une renonciation à tout recours ultérieur sur les sommes réglées.
Ce que Quostra prend en charge
De l'ordre de grandeur ESQ au DGD de réception, l'économiste de la construction produit l'ensemble de ces livrables. Chaque document représente plusieurs jours de travail technique — et engage la responsabilité du maître d'œuvre vis-à-vis du maître d'ouvrage.
Quostra — L'économiste de la construction à la demande
Estimatifs, DPGF, bilans promoteurs, notes de synthèse… Les livrables que vous produisez aujourd'hui en plusieurs jours, pris en charge par un économiste dédié. Vous avez mieux à faire. Déposez votre projet, un économiste prend le relais.
→ quostra.com
↑ Les phases de la maîtrise d'œuvre
Sources : Léonard Hamburger, Maître d'œuvre Bâtiment, 3e éd., Eyrolles, 2016 · Yves Widloecher & David Cusant, Manuel de l'étude de prix, 4e éd., Eyrolles, 2018.