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La révision des prix

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Ce que vous trouverez dans cet article Le principe et la condition d'existence d'une clause, l'indice de référence et sa périodicité, le dispositif exceptionnel en vigueur, et ce qu'une clause doit préciser.

Un prix ferme reste ferme. La révision n'existe que si une clause la prévoit, et son absence n'est pas une omission neutre sur un chantier long.

Le principe et la condition d'existence

Trois points de base.

Sans clause de révision, les prix du marché restent inchangés pendant toute son exécution.

Sur un chantier court, cette situation est acceptable. Sur un chantier long, elle transfère à l'entreprise le risque d'évolution des coûts, qui l'intègre alors dans son prix initial.

Un prix ferme n'est donc pas nécessairement moins cher : il incorpore une provision pour risque que la révision rendrait inutile.

Le choix entre prix ferme et prix révisable est un arbitrage économique, pas une formalité.

Élément de la clause Ce qu'il fixe Effet s'il manque
Formule Le mode de calcul Clause inapplicable
Indices retenus Les séries employées Calcul contestable
Date de base Le point de départ Résultat faux
Périodicité Le rythme de révision Discussion à chaque situation
Périmètre Les postes révisables Litige sur l'assiette

L'indice de référence

C'est le cœur technique de la clause.

La révision suppose un indice de référence, dont l'évolution mesure celle des coûts.

Au Luxembourg, l'indice des prix de la construction est établi par l'institut national de statistiques, avec des indices de synthèse par corps de métier.

Sa périodicité est semestrielle, avec des relevés d'avril et d'octobre, publiés avec un décalage de plusieurs mois.

Cette périodicité a une conséquence pratique importante : un marché signé entre deux publications ne dispose pas d'un indice contemporain, et la clause doit préciser lequel s'applique.

Le fonctionnement de cet indice est traité plus en détail dans le guide sur les prix de construction.

Le dispositif exceptionnel en vigueur

Une actualité qu'il faut connaître, avec sa date limite. Elle porte sur les indices utilisés dans les formules de révision.

Un communiqué ministériel du premier juillet 2026 a ouvert un dispositif de révision de prix pour hausses extraordinaires des prix des matériaux et de l'énergie.

Il permet aux entreprises exécutant des marchés publics de solliciter une compensation pour les surcoûts extraordinaires.

Il est applicable immédiatement aux marchés en cours ainsi qu'aux marchés dont l'ouverture des soumissions intervient jusqu'au trente et un décembre deux mille vingt-six inclus.

Le gouvernement invite également les pouvoirs adjudicateurs à faire preuve de flexibilité en cas de difficultés d'approvisionnement ou de retards d'exécution liés à la situation économique, des prolongations de délais ou adaptations contractuelles pouvant être envisagées.

Les entreprises concernées sont invitées à documenter les hausses de coûts et à en informer sans délai leur pouvoir adjudicateur.

Une méthode de calcul et une notice explicative ont été mises à disposition par l'organisme sectoriel compétent, avec un outil actualisé mensuellement.

Ce dispositif concerne les marchés publics. Son extension à un marché privé ne peut résulter que d'un accord entre les parties.

Ce qu'une clause doit préciser

Cinq éléments, faute desquels la clause est inapplicable. Ils composent une formule de révision opérante.

L'indice retenu, désigné sans ambiguïté.

La formule de révision, et notamment la part du prix soumise à révision.

La date de valeur initiale, qui sert de référence.

La périodicité d'application, et le traitement des périodes intermédiaires.

Le sort des travaux supplémentaires, révisables ou non selon les mêmes modalités.

Le cinquième point est le plus souvent omis, et il produit des discussions au décompte final.

Ce que la révision ne couvre pas

Deux limites.

Elle ne couvre pas les hausses propres à une entreprise, liées à son organisation ou à ses approvisionnements.

Elle ne couvre pas les modifications de programme, qui relèvent des travaux supplémentaires.

Une clause de révision n'est donc pas une protection générale contre les surcoûts, mais un ajustement mesuré par un indice.

Ce que cela implique pour un professionnel

Quatre règles.

Traiter le choix entre prix ferme et révisable comme un arbitrage économique, en le rapportant à la durée du chantier.

Préciser les cinq éléments de la clause, sans en omettre aucun.

Vérifier l'état des dispositifs exceptionnels au moment de la consultation, celui en vigueur ayant une date limite.

Documenter les hausses lorsqu'un dispositif exceptionnel est mobilisé, la demande devant être étayée.

Cet article présente l'état des dispositifs à la date de vérification et sert d'orientation professionnelle. Il ne constitue pas un conseil juridique.

Questions fréquentes

Seulement si elle existe au contrat, car la révision ne se présume pas. Son cœur technique est la formule et les indices qu'elle emploie.

Cinq éléments, faute desquels elle est inapplicable, dont la formule, les indices, la date de base, la périodicité et le périmètre. Une formule incomplète produit un résultat contestable.

Un dispositif exceptionnel en vigueur, à connaître avec sa date limite. Il modifie temporairement les modalités de révision.

Les modifications de périmètre et les travaux supplémentaires, qui relèvent d'un autre mécanisme. La confusion entre les deux fausse le décompte.

Le cahier des charges et la consultation au Luxembourg